L’Europe spatiale, c’est aussi dans une IA de Van Gogh

Des images satellites aux peintures et aux stories, il n’y a qu’un pas. Objectif : renforcement des programmes spatiaux européens et à l’échelle locale, renforcement des équipes de chercheurs et des écosystèmes de start-ups. Ce matin de fin de COP24, on découvre sur les réseaux une belle fusée de représentations à plusieurs étages.

Image satellite retouchée par le logiciel allemand Deepart.io. Les satellites européens d’observation Sentinel fournissent tous les 5 jours des images d’une résolution de10 à 60 m selon les bandes spectrales allant du visible au moyen infrarouge.

Un algorithme développé par Leon Gatys, Alexander Ecker et Matthias Bethge permet de donner à n’importe quelle image le style d’une œuvre d’art. Un outil gratuit, très simple tout droit sorti des bancs de la recherche européenne – The Bethge lab de l’Université de Tübingen, CHILI Lab de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et l’Université catholique de Louvain. Ici, c’est une image du satellite européen d’observation de la terre Sentinel 2 qui est utilisée. Elle montre des tourbillons en Méditerranée au large de la Toscane, l’un des sujets d’étude d’Aida Alvera Azcarate, chercheuse en océanographie à l’Université de Liège (@aida_alvera), et originaire des Canaries.

Cette composition est tout à fait représentative des enjeux d’une recherche en réseau qui associe l’ouverture des données et l’influence par l’art – c’est à dire cette fonction qui franchit les limites de la raison pour toucher l’affect.  

Présentation de l’équipe de chercheurs (neurosciences) fondateurs de Deepart.io

Habile association de mots dièses intelligence artificielle et sentinel2, de référence à l’art, de pictogrammes d’un satellite adossé au drapeau européen, du drapeau italien si loin actuellement du rêve européen…

Premiers tweets du programme Copernicus le 15 décembre. 
Couverture du recueil de stories

Le 14 décembre (la veille), la Commission européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Réseau des régions européennes qui utilisent les technologies spatiales (NEREUS) ont publié 99 histoires pour montrer comment tirer parti de Copernicus. Ces publications doivent soutenir le renforcement du programme de surveillance de la Terre pour contrôler les émissions de CO2 annoncé lors de la COP24

Côté français, le CNES a valorisé les données du programme Copernicus, notamment par cette mosaïque de la France sans nuage posée sur le fond de la communauté libre OpenStreetMap :

La mosaïque présentée ci-dessus est à 20 mètres de résolution. Pour suivre cette production et en savoir davantage sur le travail effectué, voir le blog du CESBIO.

A minima, on peut estimer que dans ce concours des influences, OpenStreetMap, et sa communauté libre qui œuvre sans relâche pour le partage des informations géographiques, pourraient participer au jeu avec de jolies images.

Sophie Clairet

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