FIG : les paysages et la Turquie au programme

La 23e édition a été présentée officiellement à la presse le 20 septembre au Centre National du Livre, qui soutient activement la manifestation.

Le Festival International de Géographie en quelques mots :
50 000 visiteurs
Des débats, des concerts, des entretiens, des films
250 à 300 conférences/débats
Un salon de la géomatique
Un salon du livre
Un salon de la gastronomie
4 prix décernés
20 sites dans la ville (Saint-Dié : 22 000 habitants)
Gratuité intégrale des activités
Budget : 500 000 euros

Sur la thématique « Les facettes du paysage. Nature, culture, économie »

De l’avis du président de l’ADFIG, Jean-Robert Pitte, « un jour où l’autre, la géographie disparaîtra des programmes de l’enseignement secondaire si elle ne passionne pas davantage. Le paysage ne fait pas partie du programme alors qu’il s’agit d’un élément-clé de compréhension, notamment parce que les médias nous offrent des paysages ».

Parmi les clés de lecture :
L’ambition de cette édition est de faire redécouvrir un élément central de l’analyse géographique, tellement évident qu’il en a été vidé : le paysage. Encore faut-il le définir, ce que chacun évite soigneusement de faire. Le paysage n’est pas l’espace, l’espace est étendue physique, le paysage intègre sa perception – et par là même se partage entre architectes, sociologues, aménageurs, psychologues, ethnologues, etc. Objet « impur » à la croisée des chemins, il n’a pas fait le miel des dérives scientistes de la discipline. il semblerait qu’il renaisse de ses cendres…
Le programme du FIG intègre les différents volets, il est question des modifications des paysages comme des « écrans dans le paysage » ou de la valeur des paysages – des éditeurs de jeux-vidéos, des acteurs de la téléphonie et de la géolocalisation seront également présents.

Sur le pays invité : la Turquie

Le choix du pays invité remonte à octobre 2011, il n’a aucun rapport avec l’actualité brûlante qui s’invite cependant et ne sera pas éludée. Et quand bien même les intervenants éviteraient les questions délicates, le public dans la salle se chargera de poser des questions. Selon Christian Pierret, président fondateur, « Beaucoup de préjugés vont se contredire, c’est notre façon d’être objectifs ».
Avec plus d’une trentaine de géographes turcs présents, provenant notamment de l’université d’Izmir, sans compter les personnes issues des diasporas – et reflets de la mosaïque turque, kurde, alévi –, le FIG devrait offrir une grande variété de regards. Stéphane de Tapia, conseiller technique du FIG sur cette question, ajoute que la politique turque « zéro problème avec tous les voisins » s’est transformée en « plein de problèmes avec tous les voisins ». Il précise que l’objectif est d’en parler de manière dépassionnée, en s’adressant à tous, avec une exigence scientifique.

Parmi les clés de lecture
Le public doit savoir choisir le lieu, l’heure et les intervenants… Sur les questions sensibles, le FIG est une aventure qui se joue en divers lieux, c’est l’ensemble du puzzle qui fait sens. Par un curieux déterminisme géographique, il est évident que le café géographique intime ou la conférence débat dans une salle de plusieurs centaines de places ne permettent pas d’aborder les questions de la même manière – ni la même participation du public. Mieux vaut donc bien déchiffrer le programme et varier les lieux et les intervenants.

Sophie Clairet

Image du haut : Extrait de l’affiche du Festival International de Géographie

Pour aller plus loin programmation et informations :
Site du FIG

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