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sebolavy, de la poule à l’œuf

Drôle de clin d’œil… 50 ans plus tard il n’est plus question de « vent dans tes cheveux blonds, le soleil à l’horizon… » (C’est beau la vie, Jean Ferrat, 1963) mais de « survivants, ils ont des larmes au fond des dents » (Sebolavy, mickey3d, 2016).
Reprenant pour le simplifier un titre dont la naïveté prête à sourire parfois chez les plus jeunes, mickey3d vient de mettre en ligne un clip calant sur sa musique des images de la nature dénaturée fournies par Animal Equality.

Pauvres poussins dans les images, pauvres humains dans les paroles.

N’ayons plus peur de l’essentiel
N’oublions pas d’être infidèles
A ceux qui nous montrent le ciel
Pour voler nos âmes

Pour aller plus loin :
https://www.franceinter.fr/musique/sebolavy-le-clip-choc-de-mickey-3d

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Parties civiles

Une pensée émue pour ces petites victimes oubliées, nos enfants que l’on enferme. Leur horizon se réduit, quels mondes découvriront-ils au-delà des tablettes. En ferions-nous des drones ?

Je pense à ceux-là que l’école ne conduisait déjà plus dans les musées, devenus inaccessibles. Comment organiser un transport en toute sûreté ? Trop compliqué. C’était pourtant si chouette de s’y rendre avec les copains et le professeur. On apprenait autrement, on touchait l’Histoire, on traversait le savoir, on y cheminait comme dans un paysage. Au retour, on se jetait sur ces « mille » photos toutes un peu ratées. Mais on les a gardées, elles sont palpables et bien réelles, en provenance de ce temps des pellicules développées.

Aujourd’hui, un bien triste sanctuaire gagne un cran insoupçonné tant il est loin du bruit et du fracas. Il se laisse saisir dans le carnet de correspondance d’un petit collégien (voir photo).

Nos enfants ne connaitront donc pas cette plongée en débrouillardise qu’était de passer sans papa ni maman une ou deux semaines dans un autre pays, d’y assister à des cours en langue étrangère en vivant dans une famille qui ne parlait pas un mot de français, le tout gratuitement et pour tout le monde. Car tout se passait au sein de l’école de la République avec ses professeurs, et non dans une colonie pour gens de bien.

Le correspondant, ce copain était toujours un peu « forcé » : on apprenait à « faire avec », on touchait concrètement ces différences de cultures qui commencent à la frontière. Voilà, à l’heure où tout est à portée de main, lui aussi devient inaccessible.

Je me souviens de mon bonheur d’avoir connu tout cela. Nos enfants peuvent bien se porter parties civiles des replis que nous leur édifions. Dans le plus grand silence, sans caméra, sans pleur ni grand stratège, nous enfermons notre avenir. Il ne peut pas le savoir, lui qui nous fait confiance.

Sophie Clairet

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Bain de forêt au bord du Loing

Sur les bords du Loing, mai 2015
Sur les bords du Loing (France, Loiret) en mai 2015, appel à la sieste, à la détente. La douceur de vivre comme évidence. Cliché par Sophie Clairet

Ce qu’est un bain de forêt au Japon

Le terme de Shinrin-yoku (bain de forêt) fut inventé par le ministère nippon de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche en 1982. Une étude académique japonaise démontre les bienfaits de la Nature, plus précisément les effets physiologiques de la forêt ont leurs chiffres et leurs graphiques.
Le pays du soleil Levant accrédite plus de 40 forêts pour leur valeur anti-stress.
D’un océan à l’autre, la pratique du Shinrin-yoku et l’intérêt pour une valeur thérapeutique de la Nature gagnent les États-Unis. L’État de New-York documente d’ailleurs une corrélation entre disparition des frênes suite à une attaque de parasites et hausse des décès suite à des affections pulmonaires.

Opportunité de ce hors-sujet

Un petit clin d’œil à la « forêt japonaise » mise à l’honneur dans le film The Sea of Trees présenté au Festival de Cannes ces jours-ci. Le film est tourné au pied du Mont Fuji à Aokigahara, forêt tristement célèbre pour les dizaines de suicidés par an que la Police y retrouve.

Pour aller plus loin

  • 3- L’étude scientifique japonaise citée dans de nombreux médias : The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2793346/
  • 2- Un prolongement aux États-Unis : New-York State Department of Conservation
    http://www.dec.ny.gov/lands/90720.html
  • 1- Penser à aller se balader en forêt pour de vrai, sans attendre des statistiques et des études académiques.

Sophie Clairet

Image du haut : Un samourai espagnol pionnier du Shinrin-yoku en Europe (image Wikipedia)

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Génération ZZ

Après le BYOD, le MYOD

(Make Your Own Device)

Sophie Clairet

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Cacho-fiò

Diéu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,
Et se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !

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Bonne année en couleurs

2014

Peu de choses sont prévisibles, mais une chose est à peu près sûre, en 2014 nous mangerons du Radiant Orchid à toutes les sauces. La carte a un air de déjà vu ? Une touche de cravate tendance ou de faux ongles fashion 2014 ? Peut être bientôt d’affiche électorale (aï, halte au bon goût).
Ou alors de personnage du dernier Disney en date ? Les spectateurs qui auraient perdu le fil de la palpitante histoire de Frozen (La Reine des Neiges, oui drôle de traduction), se seront amusés à suivre la trajectoire des couleurs, tout particulièrement du vert et du pourpre. Au cas où le manège nous aurait échappé, un sympathique personnage s’exclame « j’ajouterais bien une petite touche de pourpre ou de vert ». Les tons mauves gagnent, ils tracent la puissance et le pouvoir, c’est la couleur de l’année 2014. Qu’on le dise à nos décideurs, sortez la couleur, si ça se trouve les idées suivront.

Sophie Clairet

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Une conférence venue d’ailleurs : the world’s leading economists speak to the BBC

Grand amphithéâtre de la Sorbonne le 13 décembre 2013, avant la conférence. Cliché par Sophie Clairet
Grand amphithéâtre de la Sorbonne le 18 décembre 2013, avant la conférence. Cliché par Sophie Clairet

Voici quelques impressions à chaud juste après l’enregistrement que la BBC a fait de Nassim Nicholas Taleb dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne le 18 décembre. Ces impressions (ne pas confondre avec analyse, ce texte étant d’ailleurs indexé en « récits ») réservées d’abord à quelques amis, je décide de les placer en ligne car elles composent une sorte de diptyque avec « la conférence venue d’ici ». Assister aux deux permettait de comprendre chacune un peu différemment.

Un portier en grande tenue tient la porte, des étudiants en jeans arborant un pull marqué à l’université Paris Dauphine se chargent du vestiaire et guident l’auditoire jusqu’au grand amphithéâtre — en français. Les gens arrivent au compte-goutte, l’amphithéâtre est très calme malgré toutes les boiseries et se remplit sans cohue et sans bruit.
Dans la salle, une majorité de jeunes, essentiellement en jeans, au tout premier rang quelques personnes plus âgées. Au-dessus de l’assistance les bustes de Richelieu, Pascal, Rollin, Lavoisier, Descartes et Robert de Sorbon. De part et d’autre de l’estrade en hauteur près de Richelieu et de Sorbon, Liberté — Égalité — Fraternité, sur les portes les lettres R F entrecroisées. La fresque représente les arts, les sciences, l’électricité comme signe de progrès, etc.

À 18 h 45 essai de son, à partir de ce moment-là, à part quelques phrases de bons mots en français au début, tout sera en anglais. Un représentant de l’université se dit en anglais très heureux d’accueillir la BBC et Nassim Nicholas Taleb.
Quelques minutes plus tard, deux très jeunes musiciens s’installent.
La musique remplit la salle pendant 30 minutes.
Le présentateur de la BBC entre, présente Nassim Nicholas Taleb comme l’une des personnalités les plus intelligentes et influentes de notre époque, en dresse le parcours.
Nassim Nicholas Taleb entre sous les applaudissements.

19 h 15 — 19 h 45 : Procuste, la dinde, les cygnes noirs présentés par anecdotes sur le ton de la conversation, pas de courbes ni de chiffres, de la vie, des exemples concrets.
19 h 50 — 20 h 10 : Questions de la salle (en anglais également). L’une porte sur l’adaptabilité de l’État français, la question est renvoyée à plus tard, « l’antifragilité viendra après ».
20 h 10 — 20 h 35 (mon départ, heure théorique de fin) : Antifragilité, reprise d’éléments de l’ouvrage. Des exemples imagés, la machine à laver/le chat. À une question du journaliste lui demandant s’il est contre le plan, Nassim Nicholas Taleb répond que non, qu’il est contre la latence, contre le fait qu’on (we) ne stoppe pas pour prendre du recul et réorienter. À la suite de quoi, il enchaîne sur le système bancaire comme contre exemple d’antifragilité. Il évite le terrain politique.

Ma perception des choses

Séduite par le décor, la politesse et la simplicité des étudiants, par leur nombre dans l’assistance, par l’arrivée de deux jeunes musiciens, par la musique.
La qualité du son lors de la conférence n’était pas au rendez-vous, des échos, surtout pour Nassim Nicholas Taleb qui parlait dans sa barbe avec un accent américain. Tout cela m’a conduit à être un peu en retrait du contenu dont je ne percevais pas forcément toutes les nuances. J’ai donc plutôt saisi l’orchestration, la forme. Et ce qui m’apparaît est une représentation d’une redoutable efficacité. La musique, contemporaine, tantôt rythmée tantôt apaisante, était une machine d’attendrissement formidable. Adaptée à l’auditoire, jeune. La langue uniquement anglaise avait trié l’élite de l’université d’élite de la France. Nassim Nicholas Taleb disait peu ou prou la même chose que dans ses livres, mais l’entendre dire en anglais sous les ors de la République française, et avec une orchestration de la BBC me dérangeait. Autant je trouve stimulant de le lire, autant dans ce contexte là, je n’ai pu m’empêcher de penser à une belle œuvre d’influence, les ingrédients du neuromarketing via la BBC y étaient.

Sophie Clairet

Conférence disponible : http://www.bbc.co.uk/programmes/p01p174q

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Une conférence venue d’ici : Pirates, territoires et divertissement

Voici quelques notes personnelles (1) prises lors des IVes assises nationales de la recherche stratégique, « Risques et menaces de l’hypermodernité », le 13 décembre à l’École militaire. Érik Orsenna intervenait en Grand Angle de la séance inaugurale devant un amphithéâtre Foch qui ne pouvait accueillir tous les auditeurs.

Prise de notes (extraits de la conférence)

Le monde actuel est étymologiquement plus religieux, c’est à dire relié. Connaître la moindre des choses ne suffit pas. En même temps que le besoin de culture générale augmente, on déteste les idées générales, les recettes qui s’appliquent partout. S’il y a une revanche à saluer, c’est celle de la géographie.
Ma conviction est que la lecture de notre époque se révèle extrêmement complexe. Les Français pensent être dans l’immuable, fils et filles ainé(e)s de l’Église, et s’inscrivent dans la durée. Or l’inverse se produit. Le monde des rentiers est mort, comme disent les Japonais, tout ce qui a une forme est appelé à s’éloigner pour revenir sous une autre forme. Je distingue trois divorces et trois prises d’otages

Les trois divorces

Première instance de divorce, le marché et l’état de Droit.
Les espaces nationaux du monde légal face à par exemple ce qui se passe au Mali, où prédomine la situation d’espaces fluides où circulent des pirates. Les parallèles sont nombreux entre pirates du désert, de l’Internet et des mers. Nous voilà face à l’éternelle opposition entre le nomade et le sédentaire, où les nomades vont de plus en plus vite. Ceux qui vont le plus vite et gagnent le plus sont au-delà des règles. Le vrai homo economicus mondialisé, c’est le gangster. Le mal progresse plus vite que le remède dans un découplage entre marché et état de droit.

Deuxième découplage dans le Droit à l’intérieur des puissances publiques
Lorsque j’ai demandé au maire de Hambourg son avis sur l’Allemagne, il m’a répondu que Hambourg avait existé bien avant l’Allemagne, avait sept siècles d’avance sur l’Allemagne. L’influence des métropoles s’accroit, celle des États recule. Or une nation n’est pas une somme de « Singapours ». La question est posée : et si la modernité s’accompagnait d’un retour au Moyen-Age, c’est à dire d’un retour aux ligues comme la Ligue hanséatique – la question de la capacité des États étant posée.

Le divorce entre l’individu et la société
On a d’un côté le morcellement entre les jeunes et les vieux dans nos sociétés, de l’autre le « tissage familial » en Afrique, comme l’exprimait Moussa Konaté (2). La France et l’Afrique composent les deux extrêmes, nous sommes très individuels, alors qu’en Afrique le poids familial est très fort. Depuis quelque temps les « Tout Pour ma Gueule et Tout de Suite » ont chez nous le vent en poupe. Et deux modifications des termes du Droit sont intervenues :
– Le Droit a été changé en droitS ;
– La construction grammaticale a substitué le « droit à » au « droit de », le « droit à l’enfant » remplace le « droit de l’enfant ».
La montée des droits de chacun, dans un sentiment de gain alors qu’il y a perte sèche est là : nous ne sommes plus protégés par les corps intermédiaires alors qu’auparavant la famille jouait le rôle de tampon.

Il existe également un découplage avec la nature. L’ensemble fonctionne bien lorsque l’économie va de pair avec l’état de droit, la ville avec l’État, l’individu avec la société. Lorsque l’un des éléments du couple prend le pouvoir, c’est la déchirure.

Les trois prises d’otages

Le long terme par le court terme
Symptôme : plus les milliardaires ont gagné vite leur fortune, plus ils portent une montre chère.
Comment dans nos démocraties, dans un contexte d’élections et de tempo médiatique, donner de la valeur au long terme ? La solution, je la partage avec Martin Hirsch, serait de faire en sorte qu’il y ait un droit de vote proportionnel à l’espérance de vie. Mon fils aurait par exemple six voix, certains de nos académiciens, ½. (Applaudissements de la salle, NDLR). Je monte un nouveau parti politique autour de cette idée, que ceux qui sont intéressés viennent me voir à la pause (Une boutade ? NDLR).
Nous sommes dans un monde de mutations où plus que jamais il faut parier sur le long terme, notamment dans le secteur de l’énergie. La question est posée à l’État affaibli, un État qui normalement est le maître des horloges. Or l’État est celui qui génère le plus d’instabilités en multipliant les règles, les normes, etc. Quand l’État accroit l’incertitude, il n’est pas dans son rôle.

Le vide par le plein
Obligation est faite de ne pas s’ennuyer, il faut remplir, toujours remplir. En même temps, on édulcore, c’est-à-dire qu’on met du sucre, on enrobe au lieu d’avancer. La Dulce de Leche (3) c’est Disneyland. Les contes d’Andersen sont pertinents, vous en voyez l’inverse enrobé de sucre par Disney.
L’enrobé de sucre rend-il heureux ? Je vous renvoie aux deux derniers ouvrages de Daniel Cohen : nous ne ressentons aucun sentiment de gain par rapport au niveau précédent, on stagne ou on diminue, on est très malheureux.

Le réel par le virtuel
Paul Valéry disait « que serions-nous sans le secours de ce qui n’existe pas. »
Mais quand le virtuel se fait de plus en plus fort, quand l’absence devient la règle, nous voilà dans un vertige vis-à-vis du réel. La ressemblance est forte entre Facebook et les drones, dans les deux cas on ne voit ni les amis, ni les ennemis. On s’éloigne du réel le plus possible. Certains jeunes passent quatre à cinq heures dans un monde virtuel où ils ont huit ou neuf vies. Tout cela nous conduira à des modifications physiologiques comme le dit Michel Serres.

En conclusion vive le réel. Les chevaliers du réel ont une double mission : accroitre la prise de conscience et faire en sorte que les gens qui commencent à savoir acceptent de croire en ce qu’ils savent, pour entrer dans la prise de conscience ET en tirer les conséquences.
Il y a risque et risque. Certains risques sont terribles, d’autres sont au cœur de la vie. Quand le principe de précaution s’invite dans la Constitution, dirige une nation, on est mal barrés. (Applaudissements de la salle, NDLR). « Précaution » : le terme a un petit côté incontinent, ostéoporose et col du fémur. (Applaudissements de la salle, NDLR). Si on avait donné vie au principe de précaution, Pasteur aurait-il pu soigner le jeune enfant (4) ? J’adresse un salut au risque. Dans tous les domaines de votre vie, tout ce que vous avez fait de bien aura comporté une part de risque.

Notes

(1) Toutes les phrases ne sont pas reproduites, il s’agit de notes que j’ai essayé de transcrire le plus fidèlement possible.
(2) Moussa Konaté (1951 à Kita -2013 à Limoges), écrivain.
(3) Confiture de lait, mélange de lait et de sucre très doux.
(4) Référence à Joseph Meister, neuf ans, mordu par un chien enragé et que Pasteur vaccina en 1885. L’enfant ne développa pas la rage.

Fin de la prise de note. (Voir cette conférence sur le site du CSFRS : http://www.acteurspublics.com/2013/12/16/revivez-les-ives-assises-nationales-de-la-recherche-strategique)

Intérêt pour GeoSophie

Cette conférence a insisté sur le retour de la géographie : toutes les choses n’ont pas le même sens, la même portée partout. Évidemment, c’est un motif d’intérêt et de satisfaction pour un géographe d’entendre Érik Orsenna faire s’interroger nos responsables stratégiques sur la pertinence de clés de lecture – comme de solutions systématiques – venues d’ailleurs.
J’avais pris ces notes et obtenu l’accord enthousiaste du principal intéressé avant de me rendre compte que les vidéos étaient en ligne sur le site du CSFRS. J’ai hésité, à quoi bon mettre ces quelques mots sur geosophie puisque chacun peut écouter Érik Orsenna et non lire des raccourcis vus par quelqu’un d’autre ? Finalement, il s’agit d’un petit complément à usage de ceux qui ne disposeraient pas d’un débit suffisant, une sorte de résumé personnel que je n’ai pas jeté, il constitue un autre niveau d’information, après tout et permet de dresser une sorte de diptyque avec une autre conférence – venue d’ailleurs (voir sujet suivant).

Sophie Clairet

Image du haut : Lapin blanc des Aventures d’Alice au pays des merveilles – un pays où le temps est déréglé, il n’y en a pas assez. Gravure de John Tenniel sur Wikipedia.

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Oubliés de nos campagnes : la diagonale du vide en images

© Ulrich Lebeuf/MYOP/Secours Catholique. La vallée des oubliés. Oubliés de nos campagnes
© Ulrich Lebeuf/MYOP/Secours Catholique. La vallée des oubliés. Oubliés de nos campagnes

La diagonale du vide évoquée en cartes dans des posts précédents (voir celui sur la prospective DATAR 2020 et celui sur la compétitivité à la française) trouve son illustration sensible dans cette exposition « Oubliés de nos campagnes ». Présentée par le Secours catholique-Caritas France et l’agence Myop, du 20 novembre au 1er décembre 2013 à Paris (1), cette série de photographies de Lionel Charrier, Pierre Hybre, Olivier Jobard, Alain Keler et Ulrich Lebeuf (2) a pour objectif de « mettre en lumière ceux qui sont trop souvent dans l’ombre, favoriser une prise de conscience du phénomène grandissant de la précarité en milieu rural et surtout favoriser le changement de regard. »